REX sur le Best of Web : CSS, Compagnonnage et Vexillologie

En tant que Développeur chez PALO IT , je me suis rendu au Best Of Web qui a eu lieu les 09 & 10 juin derniers.
Voici mon retour sur conférence.

CSS, Compagnonnage et Vexillologie

Derrière ce titre où un mot sur deux ne parle pas beaucoup aux développeurs (ni même aux autres…) se cache un projet pour le moins surprenant.

Si je vous parle d’inclure des images de drapeaux dans vos pages HTML, en théorie pas de problème ! Seulement si maintenant, j’ajoute la contrainte d’utiliser uniquement du CSS (sans inclure d’image n’est-ce pas !) pour créer vos drapeaux, ça se complique beaucoup plus ! Les plus courageux doivent, en plus, utiliser vos drapeaux en CSS en n’utilisant qu’une <div> !
Plus personne ? Et bien si : Tim Carry, développeur chez Algolia s’est mis en tête de relever ce défi !

Prenons l’exemple suivant :

bow

Derrière ce code se cache un drapeau. Vous l’avez trouvé ? Trop facile, c’est le drapeau français !

Et bien maintenant, partons sur l’exemple du drapeau du Honduras :

hn

Des idées ? C’est bien ce qu’il me semblait : aucune ! Voici le code utilisé pour le réaliser (c’est du LESS, pas du CSS) :

bow 2

Ces exemples vous ont plu ? Vous en trouverez d’autres dans la présentation utilisée lors de la conférence : http://talks.pixelastic.com/css-flags-paris/#/1.

Et la vexillologie dans tout ça ?

Pour définir la vexillologie, il s’agit en fait, de l’étude des drapeaux. Dans le cadre de ce projet, on peut apparenter ça à des specs. Il est important de noter que des drapeaux tricolores comme celui de la France peuvent être créés sans trop de difficulté. En revanche, celui du Royaume-Uni devient tout de suite beaucoup plus compliqué à appréhender.
Si l’on s’intéresse au décryptage du motif de ll’Union Jack, on peut décomposer le problème de la manière suivante :

BOW3

La réalisation du drapeau ne devient pas trivial, cependant on a un aperçu de la démarche à suivre !

On a compris, mais ça sert à quoi ?

Ce n’est pas le genre de développement à déployer en production chez un client, alors pourquoi s’y intéresser ? Si je vous parle de Compagnonnage, ça vous parle plus ? Il s’agit d’une forme d’apprentissage de métiers ouvriers qui passe par la réalisation d’un chef d’oeuvre pour devenir Maître Compagnon. Cependant le chef d’oeuvre n’a pas pour vocation d’avoir une valeur marchande mais plutôt d’être une représentation du savoir-faire de l’ouvrier. Inspiré par ce modèle, Tim s’est lancé dans cette aventure.

Personnellement je trouverai plus intéressant, pour devenir Ingénieur en informatique, de développer un “Chef d’Oeuvre” applicatif plutôt que de franchir la barre des 800 points au TOEIC. Quoiqu’il en soit, réaliser un travail de ce type permet de se poser les bonnes questions sur les outils que l’on est amené à utiliser au quotidien et nous en fait découvrir les limites. Après ce projet, Tim devait appréhender de manière beaucoup plus sereine les problématique CSS du quotidien.

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Stéphane LOPES NEVES
Stéphane LOPES NEVES

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