Faut-il un Chief Data Officer dans l’organisation ?

Mélanie BACROT, HR /Recruitment Manager chez PALO IT, nous faire part de son retour sur la conférence intitulée “La place du Chief Data Officer au sein de l’organisation” proposée par l’EBG, un club d’affaires autour de l’économie digitale qui propose chaque mois de nombreuses conférences et ateliers.

EBG

L’intégration d’un Chief Data Officer 

L’intégration d’un Chief Data Officer dans l’équipe marketing n’est profitable que si ce recrutement prend place dans une définition claire des missions et des profils recherchés. Trois Chief Data Officers sont venus débattre sur le sujet afin de déterminer le profil type d’un Chief Data Officer, son rôle et ses missions :

Hyacinthe Paolantoni, Chief Data Officer chez BNP Paribas Personal Finance

Chief Data Officer depuis mai 2015, Hyacinthe considère son entité Data comme une startup au sein de la DSI. Avec ses 28 entités, il oeuvre à la mise en place d’un réseau de Data : un Data Management Office. Au final, le dispositif Data concernera environ 200 personnes. Le Data Manager Officer central est la courroie d’entraînement de ce projet. Le groupe est diversifié : il faut donc une sémantique commune. Selon lui, un Chief Data Officer promu en interne aura une légitimité plus importante mais un externe apportera un nouveau regard et des idées nouvelles. Son objectif ? Gagner des parts de marché. Comment ? En améliorant la connaissance des comportements des clients BNP (entreprises ou particuliers).

Stéphane Père, Chief Data Officer chez The Economist

Chief Data Officer depuis 2013, Stéphane a pour rôle de supporter la politique d’acquisition et l’activité publicitaire, développer les nouveaux business models et créer une nouvelle feuille de route. L’obstacle principal à la création de valeur est l’organisation et non la technologie. La chaîne de valeur de la donnée, selon lui, comprend 4 piliers : identification, collecte, connexion et activation de la donnée. Il a constitué une équipe de 12 personnes (des Data Scientists, Développeurs et Architectes) mais son but est d’intégrer un Responsable Data dans chaque entité Métier. Son objectif ? Augmenter le chiffre d’affaires. Comment ? Être vu et reconnu auprès des décideurs mondiaux de la Finance.

Sébastien Pialloux, Directeur du Big Data Fab chez SNCF

Le Big Data Fab de la SNCF rassemble les besoins Big Data du groupe et est rattaché à l’organisation de la transformation digitale. Chief Data Officer depuis mi 2015, il a constitué une équipe de 35 personnes via différentes sous-cellules : gestion de projets, Data Scientist, Build/Run, exploitation; ensemble ils travaillent dans un environnement Hadoop et Hortonworks. Selon lui, les conditions du succès sont la rapidité, la communication, mettre les usages au centre de la réflexion, échanges avec les opérationnels et avoir le soutien des dirigeants. Son objectif : améliorer la satisfaction client et beaucoup d’autres sujets en cours (CRM, Voyage, Patrimoine Immobilier, etc.). Comment ? Anticiper au mieux les incidents sur le réseau ferré.

Quelles problématiques ?

A quelle entité est rattachée la cellule Big Data : DSI ou Métier ?

Une réorganisation n’est jamais sans conséquences et nécessite un accompagnement au changement. De plus, la cellule représente un centre de coût supplémentaire. Les Chief Data Officer doivent prouver le bien-fondé et l’utilité de leur cellule au sein de l’organisation malgré l’adhésion totale de la Direction Générale. Pour l’instant, dans les cas de figure des trois speakers, il y a peu de retour probant et peu de recul mais de gros efforts de communication et de promotion de leur cellule sont réalisés en interne.

Quelle place prennent les réglementations ?

Les speakers ont beaucoup insisté sur le cadre réglementaire auquel ils doivent faire face dans le traitement de la donnée. Il s’agit là d’un sujet difficilement contournable et limitatif.

Que représentent les prestataires dans leurs équipes ?

Les trois quarts de leurs équipes sont composés des prestataires dont ils se nourrissent par leur retour d’expérience Big Data chez d’autres clients.

Pour conclure

Nous en sommes encore aux prémices des organisations digitales, où leur vraie valeur ajoutée est sur le plan organisationnel (Agile) ou technologique (Big Data). Les trois speakers ont estimé un plan d’actions à trois ans pour mettre en place l’entité Data : à l’issue des trois années, ils pourront affirmer si elle possède ou non une vraie légitimité dans l’organisation.

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Mélanie BACROT
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